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fév 15, 2011

Didier Reynders se félicite de la désignation de Peter Praet au directoire de la BCE

Didier Reynders s’est félicité de la désignation lundi de Peter Praet au directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE), la qualifiant de «très bonne chose pour la Belgique.»

Peter Praet et Didier Reynders (image d'archive)

Peter Praet et Didier Reynders (image d'archive)

Peter Praet, qui fut brièvement le chef de cabinet du Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, est «loin d’être un mou en matière de politique budgétaire ou monétaire tout en étant quelqu’un qui sait faire preuve de créativité.»

C’est ce que Didier Reynders a indiqué dans un entretien avec l’agence BELGA, à laquelle il a confié être «particulièrement fier» d’avoir obtenu la désignation de Peter Praet au directoire de la BCE, soulignant qu’il serait le premier Belge à y siéger.

«C’est la première fois que nous aurons un Belge au board,» a-t-il dit en marge d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro, où la candidature de Peter Praet a été retenue à l’unanimité.

Didier Reynders a rappelé qu’il avait présenté à plusieurs reprises des candidats belges au directoire, d’abord Paul De Grauwe, dont la personne était «plus controversée parce qu’il a défendu des thèses pas toujours en ligne avec celles de la BCE,»  puis Peter Praet lui-même, en 2004 et 2009.

Dans le cadre de la réunion des Ministres des Finances de la zone euro, Didier Reynders a dit privilégier privilégie une convergence économique dans la zone euro qui laisse aux Etats membres le choix des moyens d’action. Les Européens débattent actuellement de plusieurs propositions visant à renforcer la rigueur budgétaire, mais aussi la compétitivité de leurs économies. Les discussions sont liées à la création d’un mécanisme de secours pour les pays en débâcle financière. L’Allemagne conditionne en effet la dotation d’un tel fonds – dont elle serait le principal contributeur – à la mise en place de critères vérifiables de compétitivité (modération salariale, pensions…).

Se réjouissant qu’on en revienne aux fondamentaux, le Ministre belge des Finances a rejeté les tentatives visant à imposer aux différents pays les moyens d’action. Il préconise la mise en place, au niveau européen, «d’objectifs précis de compétitivité et d’un suivi rigoureux.»

Dicter aux Etats l’âge de la retraite ou imposer la fin de l’indexation serait par contre vain, selon le Ministre. En Belgique, le problème est davantage l’âge effectif du départ en pension, inférieur à 60 ans, que le seuil légal de 65 ans. Quant à l’indexation, elle ne pose pas de problème quand l’inflation est basse, a-t-il expliqué en substance.

«Dès lors, qu’on ne vienne pas nous embêter avec des mesures dont certaines n’ont pas de sens,» a encore dit Didier Reynders.

Le ministre pointe néanmoins la problématique des prix pétroliers, dont la volatilité influence l’index.

«Tout le monde reconnait, même la FGTB, l’impact de la volatilité des prix de l’énergie,» a-t-il souligné.


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