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sept 18, 2009

La nouvelle gare de Liège-Guillemins (Calatrava) inaugurée en présence de Didier Reynders

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Inauguration en présence de S.A.R Le Prince Philippe

Après neuf années d’intenses travaux, c’est enfin une réalité: Liège a sa nouvelle gare, sans doute la plus moderne et la plus spectaculaire d’Europe. Un monumental dôme de verre et d’acier de 200 mètres de long qui couvre les voies et la nouvelle infrastructure essentiellement réalisée en béton blanc.

La gare

Une cathédrale de lumière ouverte sur la ville et qui offre un accès direct au réseau autoroutier.

Un nœud ferroviaire qui complète le réseau TGV en Belgique. Tout en sachant que les gares TGV ne sont des succès urbanistiques que lorsqu’elles sont intégrées dans la ville, comme précisément celle des Guillemins, mariée à la cité.

Le Prince Philippe, Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, responsable de la Régie des Bâtiments assistaient vendredi avec de nombreuses autres personnalités à l’inauguration du chef d’œuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava.

Le Prince Philippe, Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, responsable de la Régie des Bâtiments assistaient vendredi avec de nombreuses autres personnalités à l’inauguration du chef d’œuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava.

Un grand spectacle inédit de Franco Dragone célèbrera l’inauguration.

La gare est érigée sur le site de l’ancien couvent dit des Guillemins, fondé au XIIIe siècle et dont le nom rappelle celui du fondateur de l’ordre, saint Guillaume de Malavale, près de Sienne.

Santiago Calatrava

Santiago Calatrava, un des grands représentants de l’architecture contemporaine, est le créateur des ponts de Séville et de Bilbao, des gares de Lisbonne et de Zurich, de celle du TGV à l’aéroport de Lyon, du métro et du cinéma sphérique de Valence, de la tour Montjuic de Barcelone, du centre de secours de Saint-Gall ainsi que du stade d’Athènes ayant accueilli les Jeux olympiques 2004.

Son architecture est qualifiée d’expressive tant ses constructions semblent être en perpétuel mouvement. Les matériaux utilisés sont le béton, l’acier, le verre et la pierre naturelle.

Comme l’ancienne gare, construite en 1958 dans un style moderne, pour l’époque, celle de l’Expo, et qui remplaçait déjà celle de style français de 1863, le nouvel édifice s’appelle donc Guillemins.

Non sans tergiversations. Les responsables ont en effet longtemps hésité entre Liège-Charlemagne,  Liège-Eurégio, et même Liège-Limburg.

Son coût : 437 millions d’euros! Ce qui a permis de payer les 10.000 tonnes d’acier nécessaires à sa construction, et aussi les quais de 450 m, la surface vitrée de 32.300 m2, les 280.000 m3 de terre et matériaux divers déplacés au cours des travaux de terrassement, les 65.000 m3 de béton dont 15.000 de béton blanc. Plus les 24.000 m2 de pierre bleue et la voûte formée de 39 arcs, longs de 160 m, pour une charpente de 40 m de haut et 73 m de large.

La nouvelle gare est déplacée de quelque 150 mètres vers la Meuse par rapport au bâtiment actuel . Objectif : construire des quais rectilignes facilitant l’entrée en gare et l’embarquement et assurer une connexion harmonieuse avec le réseau autoroutier tout proche. Des 13 voies actuelles (1), il en restera 9 et les 5 quais de 8 mètres de large seront particulièrement spacieux et confortables. Trois d’entre eux, longs de 450 mètres, pourront accueillir les doubles rames Thalys.

La gare

La gare s’organise essentiellement sur trois niveaux : le centre de voyage et le passage sous-voies, les quais et enfin les passerelles.

Au départ du passage sous-voies, les quais sont accessibles via des escaliers fixes et mécaniques et des ascenseurs panoramiques. Au départ des passerelles, ils le sont grâce à des escaliers fixes et mécaniques. Des travelators (tapis roulants), situés côté Meuse, permettent de ramener sans effort les voyageurs des quais vers les passerelles.

La gare est dans la ville, la ville est dans la gare :

Vaste espace ouvert sur la ville, la gare s’expose aux regards, soulignant ainsi sa vocation de lieu d’échanges et de communications. Il n’y a pas de façades au sens classique du terme. Donc pas de murs, pas d’obstacles mais une structure rythmée, transparente qui confère à l’édifice une extraordinaire fluidité. La conception de la gare, toute de symétrie, lui donne une très grande lisibilité. Quant aux matériaux utilisés – béton, acier, verre et pierre naturelle… ils renforcent encore son caractère architectural.

La gare

Désormais accessible côté ville et côté colline, la gare devient aussi le trait d’union entre deux quartiers jusqu’ici séparés : celui, résidentiel, de la colline de Cointe et celui, commerçant, des Guillemins et de Fragnée. C’est à travers elle que se tisseront les liens.

Côté ville :

La nouvelle place, vaste et aérée, qui s’ouvrira devant la gare permettra d’apprécier l’ampleur de l’édifice, d’en prendre la mesure. Elle s’inscrira comme une respiration dans ce quartier où le tissu urbain est dense.

La place semble trouver son prolongement naturel dans la gare. Accueillis et abrités par l’auvent, les voyageurs pénètrent dans la gare : à gauche, le centre de voyage et ses guichets les attendent ; à droite, le bar et le restaurant ; au-delà, dans le couloir sous-voies qui permet d’accéder aux quais, se trouvent les salles d’attente, des commerces et des services. C’est là que bat le coeur de la gare.

Grâce à de vastes escaliers qui naissent sur la place ou à des escalators, on peut aussi rejoindre directement le quai n°1 sans entrer dans la gare.

Le nouveau quartier des Guillemins comprendra 40.000 m² de logement, 100.000 m² de bureaux, dont 40.000 dans un nouvel immeuble réservé aux fonctionnaires du SPF Finances, 10.000 m² d’horeca et 2.500 m² de commerces de proximité, de quoi booster le marché immobilier liégeois qui connaît déjà une croissance annuelle de l’ordre de 15 % depuis 2003.

Côté colline :

De l’autoroute à la gare il n’y a qu’un pas. Il était donc indispensable que la liaison soit établie. C’est chose faite et la gare des Guillemins bénéficie ainsi d’un atout pratiquement unique en Europe. Depuis que le maillon autoroutier manquant entre l’ E25 et l’ E40 a été mis en service en juin 2000, une part importante du trafic s’est reportée sur cet axe qui deviendra un des accès privilégiés à la gare. Les automobilistes pourront en effet rejoindre la gare en empruntant le pont et le viaduc qui mènent à la plate-forme routière, à la zone de dépose minute et au parking de 800 places aménagé sur trois niveaux en sous-sol. Ce pont et ce viaduc sont achevés. On les doit également à Santiago Calatrava. Premiers signes de sa présence sur le site des Guillemins, ils donneront à l’ensemble futur une grande cohérence architecturale. Ils ne seront toutefois accessibles que lorsque la nouvelle gare sera achevée.

Au départ de la plate-forme routière, les voyageurs rejoindront leur quai via deux passerelles qui surplombent les voies. S’ils ont parqué leur véhicule au niveau 0 du parking qui communique directement avec le passage central sous-voies, c’est via celui-ci que les voyageurs rejoindront les quais. Venant des niveaux 1 et 2 du parking, un ascenseur, des escaliers fixes et mécaniques permettent de rejoindre les passerelles ou le passage sous-voies et par conséquent les quais.

Sur la plate-forme routière, adossées à la colline, de légères constructions, surmontées d’une pergola sous laquelle il sera possible de se promener, abriteront des services et quelques commerces. On y trouvera également un petit centre de voyage qui permettra aux voyageurs déposés à cet endroit mais sans titre de transport ou à la recherche d’informations de se les procurer immédiatement. Une distribution automatique de billets est également prévue à hauteur des passerelles.


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