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mar 21, 2009

La liste électorale européenne du MR partiellement dévoilée au Congrès de Bruxelles

Le congrès du MR

Louis Michel, Didier Reynders et Guy Verhofstadt

C’est devant une salle comble du Kinepolis de Bruxelles que Didier Reynders, Président du MR, a dévoilé, en partie, la liste des candidats réformateurs qui seront en lice pour les élections européennes du 7 juin prochain, le même jour que le scrutin régional.

Avec « Une énergie nouvelle pour l’Europe, » Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’aide humanitaire sortant, conduira la liste. Frédérique Ries, actuelle Députée européenne, sera deuxième tandis qu’Olivier Chastel, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé de préparer la future présidence belge de l’Union européenne, occupera la troisième place effective. Le Sénateur Philippe Monfils poussera la liste et Gérard Deprez sera premier sur la liste des suppléants. Bernard Clerfayt, l’actuel Secrétaire d’Etat responsable aux Finances de la lutte contre la fraude fiscale, notamment, occupera la dernière place

Frédérique Ries

Ce Congrès aura été l’occasion pour le MR de proclamer une nouvelle fois son credo européen, avec le soutien de Guy Verhofstadt, venu comme toujours, en ami fidèle, apporter son soutien et toute sa sympathie au MR.

Guy Verhofstadt

Un message européen fort porté non seulement par l’ex-Premier Ministre libéral flamand, mais aussi, bien sûr par Didier Reynders, Louis Michel, Olivier Chastel, Bernard Clerfayt et Frédérique Ries.

De l’avis de tous les orateurs, l’Europe n’est « pas le problème, mais la solution » à la crise financière et économique qui sévit actuellement dans les vingt-sept Etats membres et dans le monde.

Louis Michel

Une Europe qui est la zone économique la plus prospère du monde et qui est «la plus belle histoire de l’humanité,» a dit Louis Michel. Une Europe qui permet à chacun de se ressaisir, qui est un espace d’entreprise, un espace de liberté et d’ouverture comme il n’en existe pratiquement nulle part ailleurs dans le monde.

Une Europe qui peut être la base, l’inspiratrice du monde multipolaire qui se met en place.

Une Union européenne, qui, avec sa monnaie unique et ses valeurs a permis de mieux résister à la crise que d’autres systèmes.
Il faut « oser une Europe forte, qui puisse unir ses efforts, les Etats-Unis ont UN plan de relance, l’Europe en a vingt-sept,» a dit Guy Verhofstadt. Mais alors que cette évidence s’impose, des esprits chagrins, malveillants même, qui comme l’a rappelé Louis Michel, « surfent sur la misère des gens, sur les problèmes des citoyens, » ont déjà commencé, à gauche, à ternir l’image européenne et libérale. En tentant de semer dans les esprits une confusion malhonnête entre le capitalisme sauvage que le MR rejette, et le libéralisme.

« Le débat sera instrumentalisé pour diaboliser le libéralisme. Les responsables de gauche, ces enfants honteux du marxisme, veulent donner une image fausse du libéralisme, en accréditant l’idée qu’il serait synonyme de capitalisme débridé. Ceux qui crachotent aujourd’hui contre le libéralisme feraient bien de réfléchir à ce qu’aurait donné une Europe collectiviste, » a déclaré Louis Michel.

Un Commissaire européen qui s’est dit «disponible pour tout» et qui a apporté, en français et en néerlandais, son soutien indéfectible à Guy Verhofstadt dont on ne connait pas encore les intentions post électorales.

« Je suis persuadé, Guy, que ta vision universelle de l’homme servira encore à guider ce pays contre tous les racrapotés, les frileux et les pense-étroit, » a dit Louis Michel.

Didier Reynders

Didier Reynders a, lui aussi renouvelé son plaidoyer pour le changement en Wallonie, et à Bruxelles, dont les citoyens méritent mieux que le sort qui leur est imposé aujourd’hui.

« Faire croire que les socialistes wallons vont changer le système, alors qu’il n’y a qu’une seule façon de le changer, c’est que d’autres s’en occupent. Camarades, pas vous, pas comme ça, pas maintenant ! » a déclaré Didier Reynders.

Le Président du MR a, d’autre part, reconnu que « la chasse à l’homme » dont il fait l’objet, le fait qu’il soit pris pour cible, pouvait faire mal.

« Mais ce n’est pas si dur à supporter lorsque l’on porte un message de changement fort pour la Wallonie et pour Bruxelles, » a-t-il ajouté.

Puis, en évoquant l’affaire Fortis, Didier Reynders a déclaré être « fier d’avoir été depuis des mois, non pas du côté des grincheux, mais de ceux qui ont tout fait, y compris prendre des risques, pour éteindre l’incendie, » en ironisant plus tard sur les pompiers qui sont félicités dans un premier temps d’avoir éteint le feu, pour se voir reprocher ensuite d’avoir utilisé trop d’eau, d’avoir brisé une porte pour ce faire.

Pour Louis Michel, Didier Reynders a été victime « d’attaques ad hominem, de la vindicte personnelle, de lynchage de la part d’adversaires politiques animés par un sentiment revanchard incompatible avec le débat démocratique. »

Un débat démocratique véritable qui est une conviction ancrée depuis toujours dans le libéralisme.

La fin du congrès


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