Accueil  »  2009 - Février  »  Didier Reynders reçoit le rapport du Comité Lamfalussy sur l’architecture financière du pays
fév 24, 2009

Didier Reynders reçoit le rapport du Comité Lamfalussy sur l’architecture financière du pays

Didier Reynders et le Baron Prof. Em. Dr. Alexandre Lamfalussy

Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, a reçu mardi au nom du Gouvernement le rapport intermédiaire du « Comité Lamfalussy » chargé d’étudier l’architecture financière de la Belgique.

Didier Reynders et le Baron Prof. Em. Dr. Alexandre Lamfalussy

Evoquant l’échange d’informations et la plus grande transparence préconisés par le rapport intermédiaire, Didier Reynders a réitéré au cours d’une conférence de presse qu’il défendait un tel système :

« La difficulté est de rassembler autour de cet objectif des pays qui souhaitent garder l’entière responsabilité du contrôle,» a-t-il expliqué.

L’équivalent européen du « Comité Lamfalussy,» le groupe de réflexion européen présidé par Jacques de Larosière présentera son rapport sur la supervision financière européenne.

« En Belgique, certaines démarches ont déjà été entreprises, comme la question des parachutes dorés,» a rappelé Didier Reynders.

Didier Reynders, le Baron Prof. Em. Dr. Alexandre Lamfalussy et Peter Praet

Le «Comité Lamfalussy» enjoint dans son rapport intermédiaire la Belgique de plaider au niveau international en faveur d’une réponse à la crise bancaire qui limiterait le retour des Etats à des méthodes interventionnistes.

Selon le Comité, le recours des Etats à des méthodes interventionnistes risque de mettre à mal le marché européen et de ranimer le spectre du protectionnisme au niveau mondial.

Le Comité n’était pas mandaté pour se positionner sur la gestion de la crise par les Etats mais a tenu à le faire. Alors que les autorités ont pris des mesures pour éviter une crise systémique, le « Comité Lamfalussy » met en garde face au risque « d’être emporté par la tentation d’utiliser des méthodes d’intervention susceptibles de jeter le trouble. Ces méthodes mettent à mal le fonctionnement du marché intérieur européen et raniment le spectre du protectionnisme au niveau mondial.»

Rappelant la crise des années ’30, le Comité a pointé le danger de voir de telles mesures produire des effets sur l’économie réelle et par là, aggraver la crise.

Le Comité belge a par ailleurs plaidé dans son rapport en faveur d’un système européen d’association étroite entre la supervision micro- (contrôle des banques) et macro-prudentielle (banques centrales).

La conférence de presse

Les conclusions du « Comité Lamfalussy, » qui doit permettre au gouvernement belge d’apporter des initiatives sur la scène internationale, seront rendues publiques en juin prochain.


Imprimer cet article