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jan 21, 2009

Didier Reynders évoque une nouvelle intervention de l’Etat pour les banques en difficultés

« Un deuxième tour bancaire sera vraisemblablement nécessaire ! » C’est le constat qu’a fait Didier Reynders dans une interview avec l’agence BELGA où il a notamment été question de l’évolution « inquiétante » des cours boursiers de certaines banques du pays.

Mercredi matin, le « Kern, » le Comité ministériel restreint, a chargé les experts du gouvernement, le « groupe de pilotage,» de lui faire un rapport sur la situation du secteur bancaire. Ce n’est que lorsqu’il disposera de ce rapport que le gouvernement prendra une décision.

Plaidant pour une nouvelle intervention de l’Etat en soutien aux banques belges en difficultés, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances a souligné qu’il faudrait « qu’on s’y prenne suffisamment tôt pour éviter cette fois de devoir à nouveau sauver une banque en l’espace d’une nuit.»

« Le but reste celui de protéger l’épargnant et d’assurer le crédit aux entreprises, » a insisté Didier Reynders.

« Il est tant que la majorité se prononce sur ce que l’on va faire: quels moyens est-on prêt à dégager, dans quels délais? Ce sont autant de questions auxquelles il faut apporter des réponses, » a expliqué Didier Reynders. Il s’est toutefois refusé à préciser quel montant serait, selon lui, nécessaire pour une nouvelle opération de sauvetage au profit de banques belges.

« Vingt milliards avaient été dégagés pour la première intervention. Je n’ai pas d’idée pour la seconde vague. La Grande-Bretagne vient, elle, de mobiliser 100 milliards pour sauver ses propres banques. Je veux en tout cas éviter une intervention au cas par cas. On doit s’y prendre à l’avance, d’autant qu’on a l’expérience du premier tour de sauvetage bancaire, » a encore dit Didier Reynders.

Pour le Ministre des Finances, ce « deuxième tour ne manquera évidemment pas d’obérer la situation financière du pays, » alors que la Commission prédisait lundi à la Belgique une croissance de -1,9 % cette année, ainsi qu’un déficit public de 3% en 2009, et de 4,3% en 2010, soit bien au-delà des règles du Pacte de stabilité.

« On va devoir revoir notre programme de stabilité. On ne pourra pas être à l’équilibre en 2011, et je ne serais pas contre un décalage budgétaire sur plusieurs années, un déficit budgétaire au-delà de 3% une année doit rester une chose exceptionnelle,» a ajouté Didier Reynders.

Toujours dans le domaine bancaire, et réagissant aux informations publiées par les quotidiens économiques De Tijd et L’Echo, selon lesquelles le comité de pilotage songerait à une formule de type « bad bank » dans laquelle seraient logés les actifs toxiques des principales banques belges, Didier Reynders a indiqué que cela « pourrait être une solution pour donner quelque peu d’oxygène aux banques.»


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